Pourquoi les devis varient autant
Une phrase comme « une application pour que nos adhérents voient les événements et s'y inscrivent » peut se traduire de dix façons. Comptes personnels ou accès libre ? Paiement en ligne ? Notifications ? Gestion des événements par vos équipes, ou contenu figé livré une fois pour toutes ? Chacune de ces réponses change le volume de travail.
Un devis très bas répond souvent à la version la plus étroite de la phrase. Un devis élevé a parfois anticipé des besoins que vous n'aviez pas. Avant de comparer les montants, comparez les périmètres : c'est la seule comparaison qui a un sens.
Ce qui fait le prix
Le nombre d'écrans et de parcours. Chaque écran se conçoit, se développe, se teste sur plusieurs tailles de téléphone. Une application de huit écrans et une application de quarante ne sont pas le même projet.
Les comptes utilisateurs. Inscription, connexion, mot de passe oublié, suppression du compte (exigée par les stores), droits différents selon le profil : c'est un bloc complet, souvent sous-estimé.
Le serveur, l'API et le back-office. Dès que le contenu change — actualités, événements, catalogue — il faut un serveur qui le fournit et une interface pour le gérer. C'est fréquemment la moitié du travail, et la partie que les devis les plus bas ne mentionnent pas.
Les connexions à d'autres logiciels. Paiement, CRM, logiciel de gestion, annuaire existant : chaque connexion demande d'étudier un système tiers, de le tester, et de prévoir ce qui se passe quand il ne répond pas.
Les plateformes. iPhone, Android, ou les deux. Avec une technologie multiplateforme comme Flutter, l'écart se réduit nettement, sans disparaître : chaque plateforme a ses règles de publication et ses particularités à tester.
La conception graphique. Une interface sobre et standard, ou une identité visuelle travaillée écran par écran, avec animations.
La publication. Comptes développeur, fiches des stores, politique de confidentialité, déclarations sur les données collectées, compte de démonstration pour la validation par Apple : cela prend du temps, et un refus en prend davantage.
Ce que les devis oublient
Une application n'est pas terminée le jour de sa publication. Chaque année, Apple et Google publient de nouvelles versions de leurs systèmes et imposent de nouvelles exigences. Une application qui n'est pas mise à jour finit par afficher des défauts, puis par être retirée des stores.
Il faut aussi héberger le serveur, renouveler les certificats, surveiller, sauvegarder. Demandez toujours ce qui est prévu après la mise en ligne, et à quel coût : c'est souvent là que se joue la différence entre deux offres.
Enfin, vérifiez sous quel compte l'application sera publiée. Si elle l'est sous le compte du prestataire, vous dépendez de lui pour toujours. Nous recommandons qu'elle le soit sous le vôtre.
Comment réduire le coût sans sacrifier l'essentiel
Commencer par une première version. Listez toutes les fonctions imaginées, puis gardez seulement celles sans lesquelles l'application n'a pas de sens. Publiez cette version, observez l'usage réel, et laissez les utilisateurs décider de la suite. Les fonctions « indispensables » sur le papier le sont rarement toutes à l'usage.
Choisir une technologie multiplateforme quand l'application n'exploite pas intensément le matériel du téléphone : une seule base de code pour iPhone et Android, c'est moins de développement et moins de maintenance.
Réutiliser ce qui existe. Un site qui dispose déjà d'une base de contenus, un annuaire, un logiciel métier avec une API : s'appuyer dessus évite de tout reconstruire.
Se demander s'il faut vraiment une application. Pour un usage occasionnel, une application web bien faite, accessible depuis le navigateur du téléphone, suffit souvent. Nous vous le dirons si c'est le cas.
Pourquoi nous vous demandons un budget
Le formulaire de devis vous propose une fourchette de budget. Ce n'est pas pour ajuster notre prix à votre portefeuille : c'est parce qu'une même idée peut se réaliser de plusieurs façons, et que connaître l'enveloppe nous permet de proposer la version la plus utile qui y tient — plutôt qu'un devis idéal que personne ne signera. Vous pouvez aussi répondre « je ne sais pas » : nous en discuterons.
Publié le 15/10/2024.